dimanche 9 octobre 2016

Miss Peregrine et les enfants particuliers



Je l'attendais au tournant... Comme s'il me devait quelque chose d'important. Comme s'il avait quelque chose à me prouver. Oui, j'attendais Tim Burton au tournant sur Miss Pérégrine et les enfants particuliers et malheureusement, il n'est pas venu au rendez-vous.

À la mort de son grand-père, Jacob découvre les indices et l’existence d’un monde mystérieux qui le mène dans un lieu magique : la Maison de Miss Peregrine pour Enfants particuliers. Mais le mystère et le danger s’amplifient quand il apprend à connaître les résidents, leurs étranges pouvoirs … et leurs puissants ennemis. Finalement, Jacob découvre que seule sa propre "particularité" peut sauver ses nouveaux amis.



Dieu que c'était laborieux... L'histoire met beaucoup de temps à se mettre en place, la quasi-totalité de la première heure du film constitue la scène d'exposition. On nous présente une intrigue compliquée à base de boucles, d'enfants aux pouvoirs extraordinaires et d'un ado ordinaire sorti de sa Floride natale.

Tachons de démêler un peu tous ces nœuds scénaristiques. Jake est un adolescent plus que normal qui vénère son grand-père. Une nuit, il le retrouve mort derrière chez lui. Pour faire le deuil, il décide d'aller au pensionnat où son grand-père a vécu pour rencontrer cette fameuse Miss Peregrine et ses enfants. Manque de chance, il tombe sur une maison en ruine et à partir de là, l'histoire part un peu dans tous les sens. Jake peut pénétrer dans une boucle à l'intérieur de laquelle vivent ces fameux enfants. Au fur et à mesure, il découvre le danger que courent ses nouveaux camarades et décident de les aider. L'histoire aurait pu avoir un petit quelque chose en plus si elle avait démarré plus vite et si la fin n'avait pas autant été expédiée. Je n'ai pas lu les livres dont est adapté le film, je ne peux donc pas dire si ce sentiment vient de l'histoire en elle-même ou de la manière dont Burton la traite. Mais en tout cas, elle m'a vraiment ennuyé par moment.

Du coté des personnages, c'est un peu la catastrophe. Jake est fade et creux (ajoutons à ça que l'acteur fait toujours la même tête) et les enfants ne sont pas assez développés. On nous les présentent rapidement, en expédiant leur particularité pour certains (coucou Horace) et on se retrouve face à tout une bande de gamins dont on ne sait finalement rien et cela manque cruellement à l'histoire. Pour Miss Peregrine, c'est presque pire ! Elle apparaît à l'écran assez peu finalement et laisse le spectateur sur sa faim. Elle aurait mérité plus de traitement, plus d'explication (mais une bonne fois pour toute, qu'est-ce que c'est que les ombrunes ? Comment, pourquoi, d'où elles viennes?!). Bref, il y a un vide que les quelques scènes amusantes ou angoissantes ne parviennent pas à combler.

Enfin, ce film, c'est Burton qui fait du Burton. On a ses grosses ficelles, ses filtres à outrance pour montrer à quel point la réalité ordinaire est triste et moche ainsi que les quelques moments très glauques qui caractérisent son univers. Oui je sais, c'est facile à dire, quand j'aurais fait ce qu'il a fait...mais il faut regarder les choses en face. Le grand Burton d'Edward aux mains d'argent, des Noces Funèbres ou même de Frankenweenie n'est plus.


En sortant de ce film, je me suis mise à espérer une chose. Que Tim Burton prenne des vacances, des longues vacances. Il faudrait qu'il se remette à écrire ses propres histoires et qu'il revienne à ses premières amours comme l'animation et le court-métrage. Peut être qu'alors, on retrouvera le génie des débuts, le réalisateur aux cheveux fous qui rend la mort si attrayante...

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