jeudi 28 juillet 2016

Un jour




Certains livres atterrissent dans les piles à lire sans qu’on sache trop pourquoi. Le livre Un jour, de David Niccholls a dû faire partie des nombreuses razzias que j’ai faite à Emmaus où dans les brocantes. Je ne sais plus trop ce qui m’a attiré, peut être le résumé, mais quoi qu’il en soit, je l’ai lu en une journée, profitant d’un petit séjour chez ma grand-mère.

Dex et Emma se sont connus à l’université. Une nuit ensemble, c’est ce qui leur a suffit pour développer une relation entre amour retenu et amitié très forte (voire trop). La vie passe, ses joies, ses peines et ses rencontres et Dex et Emma se croisent, se disputent, se réconcilient pour finir enfin par se trouver. Mais pour combien de temps ?

Bon… ce livre montre, encore une fois, que personne ne croit à l’amitié entre filles et garçons. Je vous révèle un peu une partie de l’histoire mais elle est nécessaire pour saisir mon propos. Dex et Emma ont couchés ensemble une seule nuit, ni l’un ni l’autre n’ayant envie d’une relation amoureuse stable à leur âge, ils partent chacun de leur côté mais garde une relation épistolaire qui finit par se muer en une amitiée complice. ET BAM ! Il faut que les héros se marient, s’aiment profondément et envisagent de faire un enfant. Et cela gâche complétement les deux personnages et l’histoire. Leur relation était parfaite comme elle était décrite au début. Cette forte amitié, presque une complicité fraternelle est balayée par un pseudo amour de toujours… 

J’ai été franchement déçue des cent dernières pages. Alors oui, je fais partie de ceux qui pensent que l’amitié fille-garçon existe bel et bien ! J’ai trois amis mecs pour le prouver. Même s’il arrive parfois que l’amitié se transforme en autre chose, oui l’amitié sans sous-entendus existe ! Nom d’un chien !

Venons-en maintenant aux personnages. Dans l’ensemble, ils sont plutôt bien écrits. D’un côté, nous avons Dex, une jeune homme issu d’un milieu aisé qui compte bien profiter de sa jeunesse en enchainant filles, soirées et voyages. Puis il se pose en tant qu’animateur télé pour péricliter lorsque la vieillesse le rattrape. De l’autre côté, nous avons Emma qui rêve d’écrire des romans et qui commence par travailler pour subvenir à ses besoins et enfin qui se découvre une vocation pour l’enseignement et qui parviendra finalement à écrire quelques ouvrages. Tous les oppose… Si on les prend l’un sans l’autre, ils sont touchants, presque adorables. Mais ensemble c’est affreux. L’auteur se sent obligé de distiller une tension sexuelle à chacune de leurs retrouvailles et au final, j’ai trouvé ça très lourd. Je pense que c’est en partie pour ça que la fin m’a énervée.


En résumé, c’est un livre pour lequel je n’ai pas été très emballée, mais je serais curieuse de voir ce qu’il donne en film (puisqu’une adaptation en a été faite il y a quelques années).  

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