jeudi 9 juin 2016

"Vous êtes refusé"




« Vous êtes refusé ». Voilà comment se termine, le 19 mai à 16h et des brouettes, une année commencée le 2 septembre. Une année intense, enrichissante mais aussi difficile et fatigante. Cette année, c’est celle de la préparation de la première année du Master enseignement mais aussi celle de la préparation du CAPES d’Histoire-Géographie. Alors, quesaco que tout cela ? Le master MEEF (dit aussi master enseignement) est le diplôme qui permet d’accéder au métier de prof (oui oui il y a encore des gens qui veulent faire ce métier). Le CAPES, c’est le concours qui permet d’accéder à ce métier. Sans concours, pas de métier.

Cette année, j’avais donc les deux à préparer. Et ce n’était pas une mince affaire. Préparer le master, c’était suivre des cours d’épistémologie de la géographie et d’histoire (en gros la science de la discipline), des cours de science de l’éducation et aussi des cours de didactique. Préparer le CAPES, c’est étudier 6 questions (3 en Géographie et 3 en Histoire). Il faut maitriser sur le bout des doigts toutes ses questions. Cette année les questions d’Histoire étaient :  Le monde romain (70 avant J-C – 73 après J-C) ; Gouverner en Terre d’Islam (XIIe – XVe siècle) et Citoyenneté, République et Démocratie de 1789 à 1899. En géographie nous avons eu droit à Géographie des mers et des océans, La France : Mutations des systèmes productifs et L’Union Indienne. Avouez que ça vous donne envie ! Et toutes les questions étaient particulièrement difficiles ! Des dates, des dates et parfois des thèmes qui ne correspondaient à rien dans les programmes scolaires ! 



Non cet article ne sera pas une pleurnicherie sur le fait que j’ai échoué. Mais un besoin d’écrire ce que j’ai ressenti pendant neuf mois. Il faut savoir que selon la légende, le CAPES d’histoire-géographie est un des plus difficiles. Cette année, il a fallu que je travaille plusieurs matières en plus des six questions. Ce qui a été difficile, ce n’est pas le travail à fournir (bien que je pense ne pas en avoir fait assez), mais la manière dont on a été pris en charge. « Je veux de vous des robots, des machines à travailler. Quand vous êtes fatigués, vous continuez de réviser ; quand vous vous sentez déprimés, vous me faites un plan de dissert ! ». Ce sont mot pour mot ce que les profs nous ont dit. Alors oui, cette année a été enrichissante et j’ai appris plein de choses. Mon stage a été une excellente expérience et ma tutrice a été vraiment adorable (son mail après mon échec au CAPES m’a beaucoup émue). Elle m'a dit que j'avais toutes les qualités pédagogiques et humaines pour être prof et cette simple phrase m'a vraiment remonté le moral.




Mais cette année a été difficile parce que j’ai dû apprendre beaucoup de nouvelles méthodes, des nouvelles notions en peu de temps et j’ai eu du mal à m’y mettre. J’ai un peu vécu cette année comme un échec puisque je dois repasser le M1 et que j’ai vu en gros s’afficher : « Vous êtes refusé », sur la plateforme d’admissibilité.




Mais j’ai décidé malgré tout d’aller de l’avant et de tout reprendre à zéro. Surtout que sur la fin de l’année je m’en suis bien sortie, j’ai fini par comprendre ce qu’on attendait de moi. Alors, je terminerai cet article par un conseil à tous ceux qui veulent se lancer dans les concours de l’enseignement : commencer à travailler dès l’été. Lisez et fichez des manuels. Et surtout, conseil que je vais m’appliquer l’année prochaine, il faut aller à tous les cours et bosser en groupe ! 


Bonne chance à tous ! 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire