jeudi 16 juin 2016

Les Portes d'Athion





Avec les partenariats, j’ai souvent eu l’occasion de découvrir des auteurs et leurs premiers romans. Le dernier en date étant Les Portes d’Athion d’Anne Sophie Kindraich. Je remercie d’ailleurs chaleureusement Livraddict et les éditions Armada pour cet envoi !

Dans le royaume d’Allorie, Selden, jeune esclave de douze ans, sert loyalement ses maîtres et se contente avec philosophie de cette vie simple et humble. Mais lorsqu’il croise la route de puissants Inquisiteurs venus de Calmédra, tout son univers va s’effondrer, et sa vie s’en trouver à jamais bouleversée.
Accusé du meurtre de son maître, poursuivi par les Inquisiteurs et par les Skybocks, monstrueuses créatures dirigées par le Seigneur Sarkor, il va se retrouver bien malgré lui engagé dans la guerre sans merci qui les oppose depuis près d’une décennie. À tort ou à raison, tous pensent qu’il est le seul à pouvoir encore ouvrir les Portes d’Athion, et libérer ainsi le terrible pouvoir qui s’y cache.

Je dois avouer que je n’étais pas vraiment convaincu à la lecture du résumé. J’avais peur de découvrir une énième histoire où un pauvre petit paysan se retrouve d’un coup l’homme le plus puissant du royaume. C’est un thème qui a été vu et revu et qui, au bout d’un moment lasse volontiers le lecteur. Mais j’ai découvert un univers très sombre, extrêmement bien construit et travaillé. Le personnage principal est donc un esclave lorsqu’on le rencontre, mais par un coup du sort, il se retrouve séparé de ses maîtres de toujours et se retrouve dans une taverne. La, il se fait repérer par l’Inquisition et se retrouve emporté malgré lui dans une folle aventure. Il est le dernier héritier d’une lignée en haillons et depuis longtemps privé de sa seigneurie (pardon la référence au seigneur des anneaux, il fallait que je la fasse !). Cet héritage tient en un anneau noir qui permet de commander une Sylve et d’ouvrir les Portes d’Athion qui cache un pouvoir très puissant. Il serait impossible de vous en dire plus sur l’histoire sans vous gâcher la lecture aussi vais-je m’arrêter là. Ce que je peux vous dire d’autre c’est que c’est un peu violent sur les bords (mais ça passe plutôt bien) et surtout c’est non-manichéen. Personne n’est complètement gentil ou méchant (ils sont tous plus vers le côté obscur d’ailleurs) et cela donne une dynamique puissante au livre.

Du côté de personnages, on se rend vite compte que tous auraient pu être les personnages principaux. Il n’y a pas de réelle distinction faite entre Telliden et les autres. Ils ont un rôle à jouer à un moment, ils le font et voilà. En gros, on peut compter une dizaine de personnages qui font avancer l’histoire. Petit coup de cœur pour Sarkor, le grand méchant du livre. Quand on connait la vraie raison de son combat, on ne peut plus le considérer comme quelqu’un de simplement cruel. Et c’est très fort de la part de l’auteur.


Enfin, je conclurai juste sur un petit bémol. La fin est très rapide et j’en suis arrivé à me demander si l’auteur savait vraiment ce qu’elle allait en faire ou non. On est catapultés vers un dénouement qui ne me parait pas à la hauteur du reste du roman et c’est dommage. Mais sinon, ce livre reste une excellente histoire que je vous conseille vivement ! 

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