mercredi 25 mai 2016

Mr Holmes




Avant de commencer cette chronique je me dois de vous dire qu’il est possible que je ne sois pas totalement objective. Je suis une très grande admiratrice du personnage de Sherlock Holmes et de l’œuvre de Conan Doyle et je suis donc allée voir Mr Holmes avec un apriori très positif. Et j’ai plutôt bien aimé.  

En 1947, Sherlock Holmes, âgé de 93 ans, vit une paisible retraite dans le Sussex, en compagnie de sa gouvernante MmeMunro et du fils de cette dernière, Roger, avec qui il partage son passe-temps pour l'apiculture. Toutefois, une affaire remontant à 35 ans le hante encore et toujours. Mais son légendaire pouvoir de déduction n'est plus intact et Watson n'est plus là pour l'aider. Le célèbre détective va cependant devoir mener à bien l'une des enquêtes les plus importantes de sa carrière.



Tout d’abord, il faut que je vous parle du jeu d’acteur. Si la gouvernante et son fils (et tous les autres personnages d’ailleurs) sont un peu fades, Ian Mc Kellen est magistral. Il campe un Sherlock Holmes vieillissant mais attachant. On le sent rongé par d’anciennes histoires, d’anciens client mais aussi par lui-même et pas sa peur de décliner. Ian Mc Kellen nous offre une performance émouvante. Il ne joue pas Sherlock, il est Sherlock. J’ai été complètement prise dans le film juste grâce à lui.

Passons maintenant à l’histoire. Je dois avouer qu’en sortant de la salle, je ne savais pas trop quel sujet était le plus et le mieux traité par le réalisateur. D’un côté, il nous offre la dégénérescence du grand détective. Il perd la mémoire et cherche par tous les moyens à la recouvrer. Pour cela, il utilise tous les moyens possibles, quitte à partir au Japon y chercher un arbre connu pour ses vertus curatives. Cet aspect de l’histoire nous montre que même nos plus grands héros peuvent vieillir…
Ensuite, le réalisateur exploite la dernière enquête de Sherlock, qu’il considère comme son plus grand échec. Il s’en veut de ne pas avoir sauvé sa dernière cliente, de ne pas avoir accepté de vivre sa solitude avec quelqu’un d’autre. Ce volet du film m’a amené à l’interprétation suivante : Sherlock reste le personnage égoïste et sociopathe que l’on connait et bien qu’il soit entouré (Watson, Mycroft, Mme Hudson…), il n’en est pas moins seul. Bien qu’il soit excellent pour connaître tous les détails de la vie des gens, il n’est pas capable de s’intéresser à leurs sentiments et c’est cet aspect de sa personnalité qui est accentué dans le film.
Enfin, le dernier point de l’histoire concerne la relation qui se développe entre Sherlock et Roger, le fils de sa gouvernante. Je n’ai pas réussi à savoir si c’était une relation de grand père à petits fils ou de mentor à apprenti. Il lui apprend un certain nombre de chose tout en se rapprochant vraiment de lui par des cadeaux, l’autorisation de lire son histoire. Et je suis un peu resté sur ma faim concernant cette relation.


En résumé, c’est un bon film, touchant qui selon moi, apporte une belle fin au personnage de Conan Doyle. 

(Film vu aussi dans le cadre de mon Watchng Challenge : Le 5e film de la page 2 de tes envies SensCritique !)

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