mardi 31 mai 2016

Conversations avec mon chat






Dans le cadre d’une opération Masse Critique privilégiée de Babelio, j’ai reçu en service de presse le livre : Conversations avec mon chat d’Eduardo Jauregui. Je remercie chaleureusement Babelio et les éditions des Presses de la Cité pour cet envoi !

Sara a presque quarante ans et des tas de problèmes... jusqu'au jour où elle rencontre un chat qui parle. Chaque matin, Sara se réveille avec la nausée. Enceinte ? Impossible, cela fait bien trop longtemps que son compagnon ne l'a pas approchée. Surmenée ? Plus probable. D'ailleurs, le matin même où elle doit présenter un dossier important au travail, elle se met à avoir des hallucinations : Sybille, un drôle de chat abyssin, vient frapper à sa fenêtre et lui parle. Et pas pour dire n'importe quoi ! L'animal lui pose des questions étonnamment sensées : est-elle vraiment heureuse ? Qu'attend-elle de la vie ? La psychatnalyse commence !

Tout d’abord, je tiens à préciser que je suis quelqu’un d’assez réfractaire a tout ce qui est psychologie, thérapie et autre. Donc, j’étais assez sceptique au démarrage de ma lecture, mais finalement, malgré quelques couacs, ce fut plutôt une bonne lecture. L’histoire est celle de Sara, jeune femme qui découvre après deux ans que toute sa vie vole en éclats : son mari la trompe, son père et son frère ont des problèmes… A ce moment-là, Sybille, une petite chatte entre dans sa vie et lui fait redécouvrir la vie. Elle lui apprend à positiver en quelque sorte, à lui faire redécouvrir les plaisirs simples de la vie. Pourquoi pas. Mais ce qui m’a gênée, (c’est ce que je reproche aux thérapies d’ailleurs), c’est la concentration uniquement sur le soi. Qu’est-ce que JE ressens, qu’est-ce que JE veux vraiment… et cela entraine une tendance à oublier que l’on a aussi besoin des autres et une tendance à tomber dans l’égocentrisme.

Le deuxième point qui m’a énervé c’est le couplet sur le végétarisme. Alors… je sens que je ne vais pas me faire beaucoup d’amis à aborder ce sujet mais tant pis. Oui, je trouve horrible la manière dont sont traités les animaux dans les batteries ou les abattoirs mais je tiens à rappeler que l’homme est un animal omnivore, il a besoin de viande pour survivre ! Dans le livre, Sybille enseigne a Sara à ne plus manger de viande et elle accepte sans souci. D’abord, je ne pense pas que la transition puisse se faire aussi rapidement et de deux j’ai toujours considéré que la nourriture était la meilleure chose qui pouvait remonter le moral. Donc si on veut manger de la viande, on mange de la viande point. Et arrêtez de culpabiliser les mangeurs de viande !

Bien, après ce petit coup de gueule, je vais évoquer un peu les personnages. Sara est vive et émouvante. Je me suis rapidement attaché à elle. Quant à Sybille, elle m’a encore plus donné envie d’avoir un chat ! La seule chose que j’ai trouvé dommage, c’est que les personnages qui gravitent autour d’elle n’ont pas été assez exploités. Ils restent trop en arrière-plan alors qu’ils auraient largement pu prendre plus d’importance.


En résumé, c’est un bon livre, assez sympathique mais je ne suis toujours pas convaincu des bienfaits de la thérapie ! 

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