vendredi 27 mai 2016

Big Eyes




Je crois que je n’ai jamais regardé autant de films en aussi peu de temps. Le temps libre c’est bien quand même ! Hier j’ai donc vu Big Eyes, le film de Tim Burton, dans le cadre du Watching Challenge de Senscritique. La consigne était : un film dont un musicien que tu aimes participe à la BO, en l’occurrence Danny Elfman ! Le musicien fétiche de Tim Burton.

BIG EYES raconte la scandaleuse histoire vraie de l’une des plus grandes impostures de l’histoire de l’art. À la fin des années 50 et au début des années 60, le peintre Walter Keane a connu un succès phénoménal et révolutionné le commerce de l’art grâce à ses énigmatiques tableaux représentant des enfants malheureux aux yeux immenses. La surprenante et choquante vérité a cependant fini par éclater : ces toiles n’avaient pas été peintes par Walter mais par sa femme.




Il ne faut pas regarder ce film et s’attendre à un film de Tim Burton comme on a eu Edward aux mains d’argent ou Les Noces Funèbres. Burton signe ici une biographie classique, bien loin de son univers habituel. Finalement, il s’en sort plutôt bien et les moments où il se rapproche de son univers sont ceux qui sonnent le plus faux dans le film. Ne regardez pas ce film parce que vous êtes fans de l’univers burtonien, vous serez déçu.

L’histoire est bien tournée. Margaret décide de quitter son premier mari et part avec sa fille et ses toiles sous le bras. Elle rencontre Walter Keane, un pseudo-artiste raté. Etant une femme seule, avec un enfant à charge et pour ne pas en perdre la garde elle n’a d’autre choix que d’épouser Keane. Ce dernier veut plus que tout obtenir le succès, mais ce sont les tableaux de sa femme, les BIG EYES, qui ont le plus de succès. Se monte alors, une arnaque magistrale. Keane s’approprie les tableaux de sa femme. J’ai trouvé le début de l’histoire très rapide, trop parfois. 
J’ai trouvé un peu dommage qu’on ne sache pas plus d’où vient l’inspiration de Margaret, pourquoi elle décide si soudainement de laisser les droits puis tout aussi soudainement de se battre pour les récupérer. Il reste quelques zones d’ombre et c’est embêtant. 

Du côté des personnages, Burton s’attarde beaucoup sur Margaret (j’ai trouvé Amy Adams très bien dans le rôle d’ailleurs), et délaisse les autres. On ne voit que le côté beau parleur ou psychopathe de Keane, j’aurais aimé que l’acteur exploite un peu plus le côté honteux de ne pas avoir réussi dans le domaine artistique ou l’aspect envieux de Keane par rapport au talent de sa femme. Enfin, la fille de Margaret est complétement mise à l’écart et c’est dommage, elle aurait pu avoir un rôle plus soutenu.


En résumé, c’est un bon film, une biographie intéressante qui donne envie de s’intéresser un peu plus à l’histoire de la peintre. 

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