lundi 25 avril 2016

Le nœud de la sorcière



Parfois, le dernier tome d’une trilogie est le plus attendu. J’ai patienté un bon moment avant de pouvoir lire le nœud de la sorcière, le troisième tome du livre perdu des sortilèges. Trop longtemps peut-être. J’ai lu le deuxième tout de suite à sa sortie en poche et après j’ai attendu, attendu… Résultat, à la lecture des premières pages du troisième, j’ai eu beaucoup de mal à re-rentrer dans l’univers et cela m’a gêné tout au long de ma lecture.

Diana Bishop et Matthew Clairmont reviennent dans le présent pour affronter d’anciens ennemis et de nouveaux dangers. Dans le domaine ancestral des Clairmont à Sept-Tours, la sorcière et le vampire vont retrouver presque tous les protagonistes du Livre perdu des sortilèges – à une exception près. Une terrible menace pèse sur leur avenir, et elle ne se dissipera que s’ils parviennent à récupérer les pages manquantes de l’Ashmole 782. Mais ils ne sont pas les seuls engagés dans cette quête et le temps presse, car la grossesse de Diana arrive à son terme. Des vieux châteaux en laboratoires universitaires, s’appuyant sur des savoirs séculaires aussi bien que sur les sciences modernes, depuis les collines de l’Auvergne jusqu’aux palais vénitiens, Diana et Matthew, décidés à protéger leur amour défendu coûte que coûte, finiront par découvrir le secret extraordinaire que les sorcières ont percé voilà des siècles et des siècles.

Une fois n’est pas coutume, commençons par les personnages. Diana et Matthew sont toujours égaux à eux-mêmes. Mais cette fois-ci, les deux amoureux m’ont prodigieusement énervé. Je les ai trouvés beaucoup trop niais et co-dépendants. Même si l’arc principal de l’histoire nécessite cette présence et ce besoin de l’un de l’autre, c’est vraiment lourd et énervant. Par contre, d’autres personnages ont trouvé grâce à mes yeux. Phoebe et Miriam, par exemple ; elles sont intelligentes et utiles à l’avancée de l’histoire. D’un côté, on a l’historienne archiviste, et de l’autre la scientifique. Les deux recherches se complètent bien et font avancer le récit.

Du côté de l’histoire, on retrouve les deux personnages principaux tout de suite après leur retour du XVIe siècle. Et le problème est là. J’aurais dû relire le deuxième tome avant car je me suis complètement perdu pendant les cent premières pages. Heureusement, Diana fait régulièrement des allusions à leur séjour et le puzzle se met progressivement en place. Mais d’un autre côté, on découvre d’autre fils de l’histoire et on finit par s’embrouiller. Même le dénouement de l’histoire n’est finalement pas si évident que ça. Et on ne comprend pas tout.

Enfin, le dernier point qui m’a gêné c’est le constant changement de point de vue. Parfois c’est Diana qui parle à la première personne, puis, dans le même chapitre la narration passe à la troisième personne et enfin n suit le point de vue de Matthew. Je me suis vraiment embrouillée entre les différents narrateurs et ma lecture a parfois été gâchée.


En résumé, c’est un tome plutôt décevant et qui conclue moyennement bien la saga. Je m’attendais à mieux. 

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