jeudi 10 mars 2016

Tout en haut du monde




Parfois, il y a des films que l’on veut absolument aller voir et là c’est le drame. Entre les cinémas qui ont l’exclusivité de diffusion et les horaires plus ou moins bancals qui n’arrangent personne, se trouver une séance se transforme en véritable parcours du combattant. Et puis au moment où on perd espoir, au hasard de vacances dans une petite ville, on trouve par magie une séance. C’est ce qui s’est passé pour Tout en haut du monde. Je suis de Grenoble (donc au minimum 5 cinémas) et j’ai dû aller jusqu’à Allevard pour voir ce film ! Heureusement que j’y étais en vacances avec mon copain !

1882, Saint-Pétersbourg. Sacha, jeune fille de l’aristocratie russe, a toujours été fascinée par la vie d’aventure de son grand-père, Oloukine. Explorateur renommé, concepteur d'un magnifique navire, le Davaï, il n’est jamais revenu de sa dernière expédition à la conquête du Pôle Nord. Sacha décide de partir vers le Grand Nord, sur la piste de son grand-père pour retrouver le fameux navire.



Pour commencer, je parlerais du réalisateur. Je le connaissais de nom, car il avait déjà travaillé sur des films comme Kérity : la maison de contes ou encore Brendan et le secret de Kells. D’après ce que j’ai compris, c’est son premier film en tant que réalisateur. Et je suis assez partagé.

Tout d’abord, évoquons l’histoire. Sacha veut racheter l’honneur de son grand père face au nouveau conseiller scientifique du tsar et décide de retrouver son navire, parti en expédition au Pôle Nord. Pour cela, elle n’hésite pas à s’enfuir de chez elle, à travailler dans une auberge avant d’embarquer sur ce que j’ai supposé être un baleinier. L’histoire m’avait vraiment emballée et c’est une des raisons qui m’avait donné envie d’aller voir le film. Cependant, j’ai un peu déchanté, parce que j’ai mis un long moment à rentrer dans le film. Il y a presque une demi-heure entre le moment où on comprend qu’elle va partir et le moment où elle part vraiment et c’est un peu long. A l’inverse, le dernier quart d’heure du film est extrêmement rapide et la fin de l’expédition de Sacha n’est pas incluse dans le film mais résumé en planches pendant le générique. C’est dommage. Sinon, il s’agit d’une histoire d’expédition classique dont la trame principale m’a quand même plu, me rappelant un peu certains romans de Jules Verne.

Du côté des personnages, je suis encore plus perplexe. Ils sont nombreux, ont un rôle mais ne sont pas développés assez à mon gout. Je suis resté sur ma faim surtout en ce qui concerne la relation entre le capitaine du bateau sur lequel s’embarque Sacha et son frère. On sent qu’il y a un passif et une volonté du réalisateur d’en faire un duo important mais il manque quelque chose. C’est à peu près le même problème pour le personnage du mousse, Katch. On sent qu’un développement est possible mais il n’est pas assez exploité.

Enfin je conclurais sur l’animation. Loin de moi l’idée de cracher sur un travail qui a sans doute pris des années, ni de critiquer quelque chose que je serais bien incapable de faire (mon talent en dessin étant nul et risible), mais j’avoue que j’ai été un peu surprise. Les personnages ont très peu d’expressions faciales, ce qui m’a gêné par moment et je pensais que les paysages du pôle allaient être plus waaaah. Je m’attendais à des grandes étendues travaillées avec des jeux de lumières ou autres. Mais je le dis et le redis, j’ai bien conscience que c’est u travail long et difficile !


En résumé, c’est un film sympathique à voir avec des enfants mais personnellement je m’attendais a quelque chose d’un peu plu travaillé. Mais ce n’est que mon avis ! 

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