samedi 12 mars 2016

Brooklyn




Depuis que je suis inscrite sur le site SensCritique, j’avoue que j’arrive à me tenir un peu plus au courant des sorties cinéma et c’est tant mieux sinon je pense que Brooklyn me serait passé sous le nez. Et comme le film tentait aussi mon meilleur ami, direction le cinéma !



Dans les années 50, attirée par la promesse d'un avenir meilleur, la jeune Eilis Lacey quitte son Irlande natale et sa famille pour tenter sa chance de l'autre côté de l'Atlantique. À New York, sa rencontre avec un jeune homme lui fait vite oublier le mal du pays... Mais lorsque son passé vient troubler son nouveau bonheur, Eilis se retrouve écartelée entre deux pays... et entre deux hommes.

Je tiens à préciser une chose. Avec mon meilleur ami, nous ne sommes jamais d’accord sur les films. Quand il aime, moi pas et inversement. On pensait trouver un terrain d’entente avec Brooklyn et finalement toujours pas ! J’ai beaucoup aimé, lui non. Et je vais expliquer pourquoi.

Tout d’abord, intéressons-nous à l’histoire du film. Eilis est une jeune femme irlandaise qui déménage à Brooklyn pour construire une nouvelle vie et surtout meilleure. Et point. En fait c’est un des points du film qui m’a laissé perplexe. Le réalisateur a traité plusieurs thématiques mais sans faire de l’une d’elles l’axe principal du film. Du coup on a plusieurs petits fils qui se déroulent en parallèle, se croisent de temps en temps mais qui pris un par un, n’ont pas d’importance par rapport aux autres. Parmi ces thématiques, on retrouve le mal du pays, l’émigration, l’attachement au passé, la présence parfois étouffante de la famille et bien sur l’amour. J’ajouterais aussi la place de la femme dans une société en construction. En effet, Eilis doit se comporter comme toutes les femmes de son époque à savoir rester dans le respect des convenances et conserver la volonté de bien faire. Mais ce film véhicule aussi un cliché qui me gêne un peu : celui de la nécessité pour une femme d’avoir un homme dans sa vie pour aller bien (unique point sur lequel on est d’accord avec mon meilleur ami !). Eilis a besoin d’un homme pour oublier son mal du pays et lorsqu’elle y retourne, elle a besoin d’un homme pour se rappeler son attachement à l’Amérique. Bref, tout ça est un peu confus.

Du côté des personnages, c’est plutôt une réussite. Ils sont tous attachants. Eilis est tiraillée entre deux patries mais elle a un côté fort et déterminée et on sent son envie de s’en sortir malgré les aléas de la vie. Tony, lui, croit en l’avenir et est prêt à tout pour que tout se passe bien. Même la vieille bique (si si vieille bique parce que je ne me souviens plus de son nom) est attachante. Elle a une envie de tout contrôler et de tout savoir qui en devient presque drôle ! Et enfin, la mère d’Eilis m’a beaucoup touchée. Malgré sa volonté farouche de garder sa fille auprès d’elle, elle se montre quand même prévenante et attentionnée, comprenant le fait que sa fille se soit construit une autre vie de l’autre côté de l’Atlantique.


En résumé, c’est une belle histoire d’amour, même si on en retrouve plusieurs clichés, qui permet de voyager un peu à la fois dans le temps et dans l’espace.  

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