jeudi 4 février 2016

Les saisons




Après avoir parcouru le globe à tire d’ailes avec les oiseaux migrateurs et surfé dans tous les océans en compagnie des baleines et des raies mantas, Jacques Perrin et Jacques Cluzaud reviennent pour ce nouvel opus sur des terres plus familières. Ils nous convient à un formidable voyage à travers le temps pour redécouvrir ces territoires européens que nous partageons avec les animaux sauvages depuis la dernière ère glaciaire jusqu’à nos jours.




D’habitude, je ne commence pas mes chroniques par le résumé du film. Mais là je trouve que c’est une très bonne accroche pour vous donner mon avis sur le dernier documentaire de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud. J’aime beaucoup leurs films et j’avais adoré Océans. Les images sont magnifiques et on voyage en même temps que les animaux. Je n’ai donc pas hésité une seconde à y aller. Et… patatras

Je dirais que ce film peut se diviser en deux parties. La première où l’on suit la vie des animaux dans une forêt… et je me suis rendu compte au bout de 20 minutes de films qu’on était situé à l’époque préhistorique.  De temps en temps, on voit apparaître un être humain, mais j’ai vraiment mis un moment à comprendre le sens du film. On suit en fait l’évolution de la forêt et pas du tout une forêt au fil des saisons. Première déception. Le titre ne correspond pas vraiment au propos du film. J’aurais préféré suivre un petit groupe d’animaux au fil des saisons.


Deuxième déception, les animaux justement. Le début, ça va mais au fur et à mesure on se rend vite compte que les scènes utilisent des animaux dressés. C’est gênant et j’ai déchanté. J’ai été beaucoup moins émerveillée qu’avec Océans. Peu à peu, l’homme s’installe et les animaux apprennent à vivre avec lui. Je n’ai pas trouvé du tout utile l’utilisation de la figure de l’homme dans ce film. Les époques s’accélèrent dans le dernier quart d’heure (avec des ellipses temporelles énormes) et on se retrouve avec un discours moralisateur très lourd à la fin de la séance. Bon… il est vrai qu’Océans se voulait être un film défenseur des océans et des espèces marines menacés tout en étant financé par Total, un des plus gros pollueurs… Là, ça coince un peu c’est vrai. Pourtant j’ai trouvé le message beaucoup plus fort que dans les saisons. Ici on nous présente une vision apocalyptique des choses : la forêt disparait, il y a trop de villes, de constructions peu respectueuses (financement du film par Centers Parcs notamment… avec les scandales qu’on connait autour de cette boîte, le message a vraiment du mal à passer). Et c’est ce couplet qui finit par tout gâcher.

Alors non, je ne mettrais pas un zéro pointé à ce film, pour la simple et bonne raison que les images restent belles et que j’ai vraiment aimé la première partie dans la forêt. Mais pour moi ce n’est pas un documentaire… c’est un docu-fiction dont le scénario est à revoir. 

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