mardi 22 décembre 2015

Les gardiens de l'océan




Nouveau partenariat, nouvelle chronique ! Aussitôt reçu, aussitôt lu, je vous livre mon avis sur Les gardiens de l’océan d’Irène Salvador obtenu grâce à Livraddict et aux éditions Michel Lafon que je remercie chaleureusement.

En plongeant pour sauver son père de la noyade, Marco, 14 ans, découvre qu'il a l'incroyable capacité de respirer sous l'eau. Mais son émerveillement est de courte durée car il apprend bien vite la vérité : il appartient à un peuple millénaire, les Gardiens de l'Océan, et l'apparition de ses pouvoirs a fait de lui une cible de choix pour ceux qui souhaiteraient empêcher la naissance d'un nouveau protecteur des mers. Afin de préserver les siens, il doit les quitter, et partir apprendre à contrôler ses nouveaux dons à Acqualys, la cité des Gardiens. Mais avant d'en devenir un à part entière, il devra affronter des pirates, explorer les fonds marins et braver le seul interdit qu'on lui a imposé... un interdit qui porte le nom de Laura.

Alors, comment dire… Pour commencer, vous avez lu le résumé ci-dessus, vous avez quasiment lu le livre… Je déteste dire du mal des livres, vous le savez, je préfère dire que je n’ai pas aimé ou qu’il ne me convient pas. Ici, je pense que c’est vraiment le cas, et qu’il est beaucoup trop jeunesse pour moi. L’histoire démarre pourtant bien, je trouve que l’idée est bonne mais elle n’est pas assez exploitée. Je pense (vu la fin) qu’un autre tome est prévu mais terminer l’arc principal de l’histoire comme ça ne donne pas vraiment envie de lire la suite. L’univers manque vraiment de corps et de profondeur (sans mauvais jeu de mot). On n’en sait pas assez sur le cœur de l’histoire pour la suivre correctement et développer un intérêt. Les chapitres sont beaucoup trop rapides, les ellipses temporelles trop nombreuses et parfois pas suffisamment indiqué.

Du coté des personnages, c’est un peu le même problème. Ils ne sont pas assez développés. On n’a pas du tout le temps de s’y attacher. Tout au long du livre, j’ai eu l’impression qu’ils ne possédaient pas de caractère propre, rien qui ne permettent de les identifier. Ils forment un groupe, un amas mais sans identité. C’est vraiment dommage parce qu’il y a vraiment matière à en faire des héros ! Et puis alors merci les clichés… les filles qui ne sont rien sans une présence masculine à leurs côtés, les héros forcément beaux gosses… Un peu d’originalité ne ferait pas de mal dans la littérature jeunesse.


Et enfin, quelques mots sur le style de l’auteur. Les phrases sont soit très courtes, soit trop longues, il y a très peu d’explications et tout est saccadé. Pour suivre le fil des pensées ou tout simplement le fil de l’histoire c’est vraiment embêtant. On ne sait jamais vraiment où on en est. Mais bon, la critique est aisée mais l’art est difficile. Je conclurais en disant que le livre ne m’a pas plus sans doute parce que j’en ai attendu un peu trop. Mais je pense qu’il peut tout à fait convenir à de plus jeunes lecteurs.  

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