lundi 9 novembre 2015

Avril et le monde truqué




Si vous suivez mon blog de lecture, vous savez certainement que je lis énormément de littératures de l’imaginaire (voir peut-être que ça), et que toutes les occasions pour en lire ou en voir sont bonnes. Ça change les idées, et quoi de mieux pour se changer les idées, d’aller au cinéma. Et si on regroupe steampunk, uchronie et film d’animation, on obtient Avril et le monde truqué. Une petite pépite de l’animation !



1941. Le monde est radicalement différent de celui décrit par l’Histoire habituelle. Napoléon V règne sur la France, où, comme partout sur le globe, depuis 70 ans, les savants disparaissent mystérieusement, privant l’humanité d’inventions capitales. Ignorant notamment radio, télévision, électricité, aviation, moteur à explosion, cet univers est enlisé dans une technologie dépassée, comme endormi dans un savoir du XIXème siècle, gouverné par le charbon et la vapeur. C’est dans ce monde étrange qu’une jeune fille, Avril, part à la recherche de ses parents, scientifiques disparus, en compagnie de Darwin, son chat parlant, et de Julius, jeune gredin des rues. Ce trio devra affronter les dangers et les mystères de ce Monde Truqué. Qui enlève les savants depuis des décennies ? Dans quel sinistre but ?

Je suis sortie de ce film avec le mot waaah à la bouche et des étoiles plein les yeux. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. Nous suivons Avril, qui est à la recherche de deux choses : de ses parents mais aussi de leur formule du sérum ultime qui réussirait à créer des êtres invulnérables. Mais Avril n’est pas une petite fille ordinaire, elle est la dernière de la famille Franklin. Dans une France où tous les savants sont mobilisés pour créer des machines capable de gagner la guerre, d’autres disparaissent, enlevés par un nuage noir. Ce que j’ai énormément apprécié c’est que les réalisateurs ne se sont pas sentis obligés de TOUT expliquer ou de rappeler sans arrêt ce qui avait déjà était dit. Le spectateur comprend tout seul et c’est très bien. Le film nous oblige à être attentifs pour saisir toute la subtilité de l’histoire. Et puis, en étant historienne de formation, voir comment un simple événement peut faire basculer toute l’histoire est merveilleux ! J’estime que dès que l’on veut écrire ou créer sur un pays il est nécessaire de connaitre au moins les bases de son histoire.

Du côté des graphismes, c’est Tardi à la barre. J’adore l’univers de cet auteur et il colle parfaitement bien à l’univers imaginé pour le film. L’animation est parfaite. Un juste mélange entre la 3D et la 2D. Et nom d’un chien, ça fait plaisir de voir un film où tout est dessiné et coloriée et pas animé par ordinateur ! Je sais que bon, certains films d’animations 3D valent le coup (cf : Vice-Versa), mais ça fait du bien de revenir aux sources de temps en temps. 

Les héros ont chacun un rôle bien définis. Et les voix correspondent parfaitement aux personnages (Phillipe Katerine qui fait la voix du chat, c’est très drôle, surtout quand on connait l’univers du chanteur). Le travail de doublage est très bon aussi. Parfois on a un peu du mal à comprendre lorsque les doubleurs ne sont pas des comédiens de théâtre ou des professionnels mais là tout va bien. Et puis, Jean Rochefort…

En résumé, c’est vraiment un très bon film, juste la dose d’humour qu’il faut. Le travail est remarquable et le prix obtenu à Annecy est grandement mérité. Allez-y !

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