vendredi 16 octobre 2015

Hôtel Transylvanie 2




Tadaaam ! Et oui ceci est une nouvelle chronique cinéma ! Il y a une semaine, je suis allé voir Hotel Transylvanie 2. J’avais vu le premier volet en avant-première que j’avais beaucoup aimé. Rappel rapide de l’histoire : Dracula élève seul sa fille Mavis. Depuis la mort de sa femme, il fait tout pour la protéger et décide de construire un grand hôtel qui serait un lieu de villégiature et de calme pour les monstres. Mais un jour, un humain, Jonny débarque dans l’hôtel et les deux adolescents tombent amoureux. Dracula a un peu de mal mais finit par accepter et finalement les deux jeunes peuvent vivre tous les deux dans l’hôtel et tout le monde accepte la condition humaine de Jonny.

Nous en sommes donc restés là à la fin du premier film. Ce deuxième volet s’ouvre sur le mariage des deux amoureux qui ne tardent pas à faire un joli petit bébé roux. Mais Dracula s’inquiète parce qu’à l’aube de ses 5 ans, l’enfant ne montre aucun signe de vampire attitude. Il décide alors, pendant que les jeunes parents sont en vacances, de réveiller le côté monstre de son petit-fils en l’entrainant dans une épopée pour qu’il apprenne à faire peur.

J’ai trouvé ce film sympathique. Pas aussi génial que le premier mais sympathique. On retrouve le côté ultra protecteur de Dracula (qu’il a transmis à sa fille apparemment), sa capacité à paniquer au moindre changement et finalement son habilité à revenir à la raison quand il en est temps. On retrouve aussi bien le caractère de chaque personnage qui m’avait fait rire dans le premier volet. Les gags sont plutôt bien trouvés et réussissent à ne pas paraître trop lourd malgré le côté répétitif. Celui que j’ai préféré, c’est la tentative de Dracula de comprendre comment fonctionne le smartphone. Bon, l’histoire est cousu de fils blancs, on sait comment ça va se finir mais le film reste marrant et on passe un bon moment à se détendre.

Mais bien sûr, si je ne l’ai pas trouvé génial, c’est que plusieurs choses m’ont gêné. La première c’est le design des personnages de Mavis et de Jonnhy. Ils sont devenus parents, ont pris quelques années et pourtant ont toujours un visage et un look d’ado. Bon pour Mavis, ça peut passer pour le côté vampire mais Jonnhy j’ai eu du mal. C’est la même chose pour le caractère du jeune homme. Le côté foufou était justifié dans le premier mais là, il en devient un peu lourd. Même les scènes où il redevient un peu sérieux sonnent fausses. C’est vraiment dommage.


Sinon, il reste un bon film pour les enfants (ou les grands enfants), mais préférez quand même le premier volet, bien supérieur à mon sens !  

mercredi 14 octobre 2015

Des mensonges dans nos têtes




Premièrement, je tiens à remercier chaleureusement Babelio et les éditions Mosaïc pour l’envoi du livre  Des mensonges dans nos têtes de Robien Talley. Je l’ai reçu le 12 octobre et je l’ai terminé le 13 octobre. Oui je n’ai mis qu’un seul jour à le lire. Je dois avouer que les trajets en tram ont été très utiles pour dévorer le livre.

Les filles sont faites pour se marier… Les Noirs et les Blancs ne doivent pas se mélanger… Une fille ne doit pas embrasser une autre fille… Linda ne doit pas aimer Sarah. Rien que des mensonges? 1959, en Virginie. C’est l’histoire de deux filles qui croient qu’elles se détestent — parce qu’elles n’ont pas la même couleur de peau et qu’elles ne sont pas nées du même côté. C’est l’histoire de Sarah et Linda qui croient qu’elles se détestent… mais c’est aussi l’histoire de l’année où tout va changer — parce que les mensonges des autres vont voler en éclats et que les vies, les cœurs de Sarah et Linda vont s’en trouver bouleversés pour toujours…

 J’ai vraiment beaucoup aimé ce livre. J’ai accepté de le recevoir sans vraiment de conviction. Le sujet me tentait bien (historienne un jour, historienne toujours !), alors je me suis dit pourquoi pas. Et j’ai vraiment bien fait ! Le thème de ce livre est la ségrégation. Quelques élèves noirs sont admis dans un lycée de blancs. Et c’est extrêmement dur pour eux. Ils sont malmenés, insultés et tout ce qu’on peut imaginer allant de la simple insulte aux violences physiques graves. Le style de l’auteur est juste. Elle décrit la situation mais sans tomber dans le pathos qui peut parfois être très lourd à la lecture. On partage les sentiments des personnages, mais de tous les personnages. Je n’ai eu à aucun moment une sympathie particulière plus pour les élèves noirs ou plus pour les élèves blancs. On compatit aux violences subies et on trouve ça révoltant, mais pour autant, on en vient aussi à comprendre les réactions des élèves blancs (qui sont avant tout celles de leurs parents).

C’est d’ailleurs le deuxième axe autour duquel tourne le roman. Le personnage de Linda en est le plus bel exemple. Elle est complètement soumise à son père et son seul rêve est de se marier pour s’échapper de « sa prison ». Cette situation décrit la condition des femmes de l’époque, qui ont encore du mal à sortir des carcans familiaux préétablis. Le dernier axe qui est à suivre dans le roman, est celui de l’homosexualité. Là encore, il est amené tout en finesse et en allusions. Sarah se pose des questions sur sa vie et sur ses sentiments, et Linda qui en était si sure en vient à douter de ses propres certitudes. Je ne peux pas en dire plus sous peine de dévoiler l’histoire mais c’est une thématique bien utilisée et qui donne un plus au roman.

Du coté des personnages, j’ai eu un peu plus de mal. J’ai trouvé dommage qu’à certains moments on n’est que le point de vue des deux filles et pas des autres personnages. Par exemple, a aucun moment on n’a l’avis des autres élèves noires ou des autres élèves blancs. Au bout d’un moment, on se lasse un peu des sentiments des deux jeunes filles et une autre vision aurait été la bienvenue.


Mais c’est le seul petit point négatif. Dans l’ensemble, c’est un très bon roman qui prend aux tripes et qui vous plaira malgré le côté jeunesse. 

dimanche 4 octobre 2015

Coup d'Etat




Bon, c’est officiel, je suis une acheteuse compulsive. Heureusement que cette année je n’ai pas trop le temps de traîner en librairie sinon ces temples du mal finiront par causer ma perte. Le livre dont il est question dans cette chronique, j’en ai lu deux très bon avis, et sur un coup de tête je l’ai pris. En même temps, je connaissais déjà l’auteur donc c’était presque une valeur sure. Coup d’Etat de Valérie Simon est un coup de cœur fourmiesque !

Dans un empire dépendant de l’exploitation économique du Cristal, des femmes, les Initiées Denaia, noyautent les plus hautes sphères du pouvoir. Jeunes et extrêmement belles, elles ont été formées pour contrôler leurs corps et leurs esprits de façon implacable. Elles obéissent à une « Mère » qui intrigue pour s’arroger un pouvoir politique garantissant leur hégémonie. Depuis des années, ces Initiées cherchent à s’emparer de l’économie du Cristal, source de toutes les richesses et de toutes les convoitises. Pour cela, il est nécessaire de se débarrasser d’Alia, la jeune héritière. Les Initiées ne reculeront devant rien pour parvenir à leurs fins, y compris le meurtre. Pourtant, Alia n’est pas aussi démunie que son jeune âge pourrait le laisser entendre : elle aussi a suivi une formation d’Initiée, et ses propres alliés sont nombreux. Mais surtout, elle vient de se découvrir un don effrayant. Elle est capable de lire les pensées des hommes qu’elle touche

Bien, tentons de faire une chronique construite qui ne se résume pas qu’à « C’est trop génial », qui a été ma phrase fétiche pendant à peu près toute ma lecture. Commençons par l’univers. Comme pour la série Arkem, je l’ai trouvé très bien construit. On arrive bien à identifier les trois ordres qui entretiennent les liens, à savoir les deux royaumes et le domaine des initiés, on comprend parfaitement l’économie d’un des royaumes et ses enjeux. Bref, c’est extrêmement clair et on prend plaisir à découvrir chaque détail. J’ai particulièrement aimé les descriptions faites de la faune. Parmi elle, se cache de nombreuses races de reptiles qui sont à la fois inquiétantes et attirantes.

Ce décor s’enrichit d’une histoire qu’on ne peut pas lâcher. Entre intrigues de palais, traîtrise et lutte contre des pouvoirs magiques naissants, tous les ingrédients sont réunis pour un bon roman de fantasy. Les chapitres s’enchainent et on est vraiment pris dans les événements. Et ceux-ci ne sont pas prévisibles. Ils sont expliqués parfois un peu en amont mais ne se déroulent jamais de la façon à laquelle on s’attendait. J’espère que certains aspects vont être développés dans les prochains tomes car je suis curieuse de connaître le sort de plusieurs des personnages. Et cette fin, nom d’un chien ! Mais la suite et vite !

D’ailleurs pour ce qui est des personnages, j’ai été soufflée. D’habitude, il y en a toujours un que je n’aime pas ou qui finit par me déplaire au cours de l’histoire mais là pas du tout. Ce qu’ils semblent être au départ, finalement changent du tout au tout et on découvre des nouvelles facettes qui débouchent sur un nouveau souffle à l’histoire. J’ai un énorme coup de cœur pour les Initiés du Dénaia. Je veux en savoir plus sur cette organisation qui a l’air très complexe et sur ces femmes soumises et libres à la fois. Les personnages ont tous un petit truc en plus (comme dans beaucoup de romans) mais là on s’y attache très vite, mêmes aux « méchants ». J'espère aussi que le pouvoir d'Alia sera mis en valeur dans la suite de l'histoire. 


En bref, c’est un véritable coup de cœur. Foncez, foncez, foncez ! (Et au passage foncez aussi sur les festivals où l’auteur se rend, je vous l’ai déjà dit, mais elle est vraiment adorable !).