vendredi 17 juillet 2015

Les faucheurs sont les anges




Il y a quelques temps, j’ai assisté à une conférence sur le zombie et l’ère du post-apocalyptique. Et cette conférence m’a donné envie de lire et voir plus de choses tirés autour de l’univers zombie. Et j’ai commencé par Les faucheurs sont les anges, chaudement recommandé par Raphaël Colson. Et j’ai bien aimé !

Temple n’a aucun souvenir du monde avant la chute. Du monde avant les zombies, avant les camps de survivants, avant les plaines de suie où tombent les vivants et se lèvent les morts. Temple a quinze ans, mais le temps de l’innocence est depuis longtemps révolu. Seule face à la nature, à ses miracles et à sa sauvagerie, elle est pourtant décidée à profiter de ce que la vie peut encore lui offrir, et à découvrir ce que dissimule l’horizon. Et derrière cette adolescente au cœur simple et dur, habitée par le désir d’être juste, se profile l’ombre de l’homme qui a juré de la tuer.

Comme je travaille dans un espace lecture, quelle meilleure occupation que de lire en attendant le public ? Et j’ai dévoré ce livre en une après-midi. Même si au départ j’ai eu du mal à situer qui étaient les zombies et comment ils étaient nommés, j’ai vite pris goût à suivre les aventures de Temple. En effet, les zombies sont tour à tour nommés limaces, sacs à viande puis zombie. Et j’ai mis un moment à réaliser que les limaces c’étaient aussi les zombies, j’ai cru qu’il s’agissait d’une autre espèce ! Mais cette question mis à part, on suit la jeune fille en errance dans un monde apocalyptique. L’histoire est bien construite, on suit très facilement les péripéties et on a vraiment l’impression d’être projeté à côté du personnage. Le roman est écrit à la 3e personne mais parfois on a l’impression de saisir les pensées de Temple comme si le roman était son journal intime.

Je me suis rapidement attaché au personnage de Temple. C’est une adolescente forte et déterminée mais qui dévoile tout de même certaines faiblesses, ou certains côtés très féminins, bien à l’opposé de son caractère premier (l’exemple du vernis rose barbapapa m’a beaucoup fait rire d’ailleurs). Les autres personnages qui gravitent autour d’elle sont aussi bien construits. J’ai eu plus de mal à les apprécier mais j’ai trouvé que chaque présence était nécessaire et faisait avancer l’histoire. Moïse, notamment, apporte au roman une touche de suspens qui pourrait manquer dans ce long road-trip.


En résumé, c’est un roman que j’ai pris plaisir à lire même s’il ne traite pas d’un de mes sujets favoris. Il m’a rappelé par moment, la Route de Cormac Mc Carthy que je vous conseille également ! 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire