lundi 13 juillet 2015

Le bleu est une couleur chaude



Les lectures de Fourmi se met à l’heure de l’actualité ! Les débats actuels tournant autour du mariage et de l’adoption par des couples homosexuels, mes lectures m’ont conduite à découvrir Le bleu est une couleur chaude. Il s’agit d’une bande dessinée primé au festival d’Angoulême en 2011 (prix du public), réalisé par Julie Maroh.

Clémentine est une jeune adolescente de 16 ans qui un jour croise la route d’Emma, une jeune femme eux cheveux bleus. Au fil des jours, la présence d’Emma dans les rêves de Clémentine devient de plus en plus obsédante… Et un jour tout se concrétise. La relation amoureuse commence, Emma quitte sa compagne pour Clémentine qui découvre tout un monde qu’elle ne connaissait pas. Mais si la vie donne d’un coté, elle reprend toujours de l’autre…  

Lorsqu’on m’a conseillé cette BD, on m’a dit : « Tu vas voir… tu vas pleurer ! ». Au risque de décevoir, je n’ai pas pleuré. Très émue, certes, mais pas aux larmes. Ce récit est empreint d’une sensibilité que souligne le dessin en noir et blanc. Seul le bleu apparait comme couleur distincte lors de l’évocation du passé. Au présent tout est coloré pourtant c’est la tristesse et la nostalgie qui règne.

Le récit commence par la remise à Emma des journaux intimes de Clémentine par l’intermédiaire de sa mère. Emma se replonge alors dans l’histoire qu’elle a vécu avec cette fille à peine sortie de l’adolescence. C’est un journal intime mis en dessin et en couleur. L’auteur arrive à faire le tour de son sujet sans tomber dans le pathos ni dans le récit mélodramatique, et encore moins dans le roman à l’eau de rose. Le thème de l’homosexualité y est traité sans tabou, sans en faire trop.


Cette bande dessinée est un hymne à la tolérance. Mais elle rappelle aussi que chacun à ses propres opinions et que chaque camp doit être apte à respecter l’autre.  

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire