mardi 14 juillet 2015

La voleuse de livres


Non, non, vous ne rêvez pas ! Ceci est bien une chronique de ma part ! Effectivement après une longue absence (1 mois et des poussières quand même…), due aux partiels, aux exposés qui se sont précipités en ce début de semestre, mes seules lectures ont été des livres de cours, guères passionnants à vous chroniquer ^^. Mais me revoici aujourd’hui et  je vous propose mon avis sur La Voleuse de livres de Markus Zusak.

Nous sommes en Allemagne, en 1939. La mort commence à avoir beaucoup de travail. C’est elle la narratrice. C’est elle qui nous conte les aventures de Liesel, petite fille séparée de sa mère et accueilli dans une famille adoptive dans une petite ville près de Munich. Elle y grandit pendant 5 ans au rythme des alertes et des combats qui se rapprochent. Mais Liesel n’est pas qu’une petite fille, c’est aussi une voleuse de livres.

La première chose que je tiens à dire sur ce livre c’est enfin un livre sur la seconde guerre mondiale qui n’est pas larmoyant, ni débordant de pathos ou qui a pour but de nous faire culpabiliser, nous les chanceux des années 2010. J’ai apprécié que cette période historique ne soit qu’un contexte, qu’une trame de fond nécessaire au bon déroulement de l’histoire. Ici, il n’est pas question de rappeler les atrocités vécues par le peuple juif, de montrer le peuple allemand comme s’il ne s’agissait que d’un seul homme obéissant sans réfléchir à la folie d’un plus fort. Non. Le roman nous dépeint de chroniques de la vie quotidienne d’une population pauvre qui n’avait pas d’autre choix que de se soumettre ou mourir.

Ensuite, j’ai trouvé que ce roman était extrêmement bien raconté. Le fait de savoir dès le départ que c’est la Mort qui raconte nous plonge directement dans le côté tragique de l’histoire. Et pourtant, la narratrice est tellement pleine d’ironie et de sarcasme sur elle-même qu’elle arrive parfois à nous faire esquisser un sourire. J’ai particulièrement apprécié le passage ou elle parle de la guerre comme de son patron. Et oui, même la Mort a un patron !

Le reste de l’histoire se parcoure très facilement. On prend plaisir à suivre Liesel dans sa carrière de voleuse. Le premier livre, puis le deuxième, puis encore un… Les mots sont pour elle une bouée de sauvetage dans cet enfer de la guerre. Elle se retrouve confrontée aux jeunesses hitlériennes, au départ de son père adoptif, à la violence et à la paranoïa qui règne. Mais elle reste fidèle à elle-même jusqu’à la fin.

Les autres personnages qui gravitent autour d’elle ont tous une importance à un moment donné de l’histoire. Même si ce n’est que pendant une page ou un paragraphe, ils font vivre le roman et permettent de relancer l’intrigue qui a parfois tendance à être un peu longue.


En résumé, c’est un bon roman dont j’ai apprécié la lecture. Je pense que je vais me procurer le film d’ici peu pour pouvoir le comparer au livre !

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