mardi 9 décembre 2014

Mr Turner


Nous sommes en hiver, il fait froid, c’est donc le moment idéal pour aller se caler au chaud dans les salles obscures. Et quand on vous propose des films de qualité, c’est encore mieux ! Je suis donc allé voir Mr Turner, de Mike Leigh dont voici le synopsis :

Les dernières années de l’existence du peintre britannique, J.M.W Turner (1775-1851). Artiste reconnu, membre apprécié quoique dissipé de la Royal Academy of Arts, il vit entouré de son père qui est aussi son assistant, et de sa dévouée gouvernante. Il fréquente l’aristocratie, visite les bordels et nourrit son inspiration par ses nombreux voyages. La renommée dont il jouit ne lui épargne pas toutefois les éventuelles railleries du public ou les sarcasmes de l’establishment. A la mort de son père, profondément affecté, Turner s’isole. Sa vie change cependant quand il rencontre Mrs Booth, propriétaire d’une pension de famille en bord de mer.



Je connaissais déjà le peintre de nom. En effet, j’étais allé voir une exposition il y a quelques années intitulée : De Turner à Monet : la découverte de la Bretagne par les paysagistes du XIXe siècle au musée des Beaux-Arts de Quimper. J’avais pu donc découvrir quelques œuvres du peintre, que j’avais beaucoup aimé. J’ai donc pu appréhender le film d’un autre œil étant donné que je connaissais l’œuvre et le personnage.



La première chose que je peux dire sur ce film, c’est qu’on prend son temps. Les scènes d’expositions sont nombreuses, de même que les plans sur les paysages. Certains plans sont d’ailleurs à couper le souffle. A travers les scènes, on sent le regard du peintre sur son environnement. J’ai apprécié ces moments car on laisse de côté la biographie pour un récit plus pictural.

Malgré quelques longueurs, notamment parmi les promenades du peintre ou encore les scènes où ils travaillent dans son atelier, c’est un film contemplatif agréable et porté par de très bons acteurs. Le rôle de Turner va comme un gant à Timothy Spall (que vous connaissez sans doute pour son rôle de Peter Pettigrow dans Harry Potter). Le côté bougon du personnage le rend attachant malgré ses autres côtés un peu, non pas détestables mais plutôt gênants. Il manque parfois de correction en public ou lorsque des gens viennent le voir par exemple. J’ai beaucoup apprécié les scènes d’exposition de ses tableaux à l’Académie à Londres. Turner peint surtout des marines puis glissent progressivement vers l’impressionnisme. Et ce n’est pas du goût de ses collègues ni de leurs majestés.

En résumé, c’est un film intéressant malgré quelques lenteurs. On observe le monde et ses paysages à travers les yeux du peintre pour un moment, et je dois avouer que parfois, ce genre de film fait énormément de bien. 

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